presse

https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/rendez-vous-culture-linterview-de-marion-canevascini?urn=urn:rts:video:14552970
Interview de Jean-Marc Richard, La Ligne de Coeur, 25 mars 2024
Aurélie Lebeau, La Liberté , 28 octobre 2023


Article d’Alexandre Grandjean dans Livresuisse, printemps été 2022 #3, p. 56





Article d’Aurélie Lebreau dans La Liberté du 7 mai 2022, p. 30







Léman TV




Sables émouvants

Mieux qu’un chef-d’œuvre, la dessinatrice Marion Canevascini publie un livre qui respire la beauté du monde et de l’intime. L’artiste fribourgeoise, qui partage son activité entre peinture, écriture et enseignement, n’en est pas à son coup d’essai: elle a déjà fait paraître « Notre frère », qui montrait son immense talent. On regarde la couverture de « Sables mouvants » et on ressent la mer, la plage, la vague qui s’éloigne et les tumultes des sentiments. Le livre raconte l’enfance, suit les traces d’une petite fille; on y trouve des herbiers, des pensées, des corps vulnérables et maladroits. A chaque page, l’émotion saisit. On est cette petite fille qui tangue entre ombres et lumières. «Très tôt, j’ai su que j’étais invisible», dit la narratrice. Marion Canevascini, au contraire, est une créatrice de lumière.

Article de Géraldine Savary dans Le Matin du 17.04.22



Article paru dans le dBD de mars 2022, p. 23






Le Temps, juin 2022





La Liberté, samedi 8 janvier 2022






La Liberté, juillet 2021






Dunia Miralles, Des avenues et des fleurs, Le Temps, avril 2021

« Un grand frère se met à dire des choses étranges, à voir des gens effrayants qui lui donnent des ordres, chuchotant des mots qu’il est seul à entendre. Les sœurs tentent de donner un sens à ce chamboulement profond qu’est l’atteinte psychique, d’autant plus difficile à appréhender qu’il n’y a pas de blessure visible. Bousculées par les inquiétudes et les espoirs, elles tentent de trouver leur place d’enfant dans une existence souvent accaparée par la souffrance de leur frère, mais dans laquelle le rêve et la joie parviennent heureusement encore à s’immiscer. 

En choisissant de décrire le point de vue des enfants épargnés par la maladie mais touchés au cœur par le vécu de leur frère, l’artiste Marion Canevascini livre un récit ancré dans le quotidien de la fratrie où l’arrivée de poules côtoie le départ pour l’hôpital. Le bouleversement de la famille se décrit comme la fatigue lue dans les yeux de la mère : à demi-mots, davantage ressenti qu’analysé. Au travers d’esquisses au trait hachuré, l’auteure-illustratrice capture des instants de vie à la manière de photographies noir-blanc : les sœurs qui s’apprêtent à aller à l’école, un jeu de marelle, un vol d’abeilles, un vieux nounours. Confrontant le banal au douloureux, le tableau est poignant. 

Sensible, Notre frère s’avère un point de départ aisément abordable pour partager autour des émotions dissonantes que traverse la fratrie d’un enfant malade : l’incompréhension envers la maladie elle-même, la peur quant à l’issue de cette dernière et l’angoisse de la mort, le vécu de l’absence (non seulement de l’enfant hospitalisé mais aussi des parents accaparés par la situation), tout comme l’amour fraternel et l’empathie, mais également ce qui est plus difficilement exprimé, comme le soulagement ainsi que le goût de la liberté teintés de culpabilité lors de moments loin de la maladie. 

Une émouvante réussite. Nicole Tharin« 
Ricochet, 2020



24 Heures, 17 juillet 2020
Coopération, 7 juillet 2020
dBD n°144, juillet 2020
Marie-Claire, n°816, septembre 2020





monique durussel, la liberté, 19.03.2015  « pour l’artiste, les lignes croisées appartiennent à notre univers physique et à notre univers mental.(…) comment, à partir d’un dessin pauvre et fragmenté, échapper au déterminisme et rétablir une cohérence? c’est là que la couleur intervient. le travail de peinture s’apparente alors à une construction où les aplats de couleurs, les contrastes d’ombre et de lumière, cherchent à recréer une unité qui prend le pas sur la fragmentation initiale. »

pierre gremaud, la gruyère, 03.03.2012  « marion canevascini peint depuis quatorze ans dans la prison du carré. enfermement volontaire! et qu’on ne se fie pas aux apparences, les dix-neuf tableaux qu’elle présente à la galerie osmoz sont un appel à l’évasion (…), l’avancée est une méditation. autrement dit son jeu de l’oie n’est pas sans loi. et son jeu de marelles n’est pas sans ciel (…)le spectateur est emporté. »

j.-v. scheuchzer, accrochages, 04.2012  « la peinture de marion canevascini se donnerait à lire comme un livre: livre de contes, livre d’image, livre de prière. (…)l’oeuvre se donnerait ainsi à déchiffrer comme une immense mosaïque composée d’une infinité de chemins possibles à travers lesquels chacun tracerait sa propre voie. la toile s’apparenterait alors à la carte de géographie, avec ses codes, ses signes, ses légendes – qui éclairent et guident le tracé aussi bien qu’ils induisent en erreur, détournent, déroutent. »

pierre gremaud, la gruyère, 20.11.2008  « parlera-t-on de prédestination des noms? pratiquement toutes les peintures qu’expose marion canevascini sont… des canevas! des damiers, des patchworks, qui peuvent également faire songer à des grilles de mots croisés (…). et c’est lorsqu’elle s’évade du carré pour des formats oblongs qu’elle entre dans une forme de réalité: des façades de maison ou des échafaudages à la léger. la grille peut suggérer la prison et son enfermement, mais le plus souvent elle est clarté qui invite au voyage. »

monique durussel, la liberté, 26.05.2007  « l’artiste est fascinée par la fragilité de l’équilibre d’une construction et par la quête que signifie pour elle ce type de dessin qu’elle apparente au labyrinthe, au puzzle, et à sa symbolique. »

freiburger nachrichten, 05.2005  « obwohl nicht gegenständlich, scheint die malerei von marion canevascini den betrachter dennoch an ein undeutliches stadtbild zu erinnern : gerüste, gebäude oder fassaden, von türen und fenstern durchbrochen, die nicht genau zeigen, ob sie der dunkelheit entweichen, um sich auf das licht zu öffnen, oder im gegenteil, ob sie fliehen, um ins nichts zu münden. »

andré bächler, boxal, 30.04.2005  « sans être figuratives, les peintures de marion canevascini semblent néanmoins offrir au spectateur des réminiscences de paysages urbains: échafaudages, immeubles ou façades criblées de portes et de fenêtres dont on ne saurait pas très bien si elles sont ouvertes ou fermées, si elles échappent à l’obscurité pour ouvrir sur la lumière ou si, au contraire, elles la fuient pour déboucher sur le néant. »